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  • A.S

De la fierté à l'amertume.

Mis à jour : 22 juin 2018

Le sort n’aura pas ménagé les onze représentants du royaume. Face aux lusitaniens, les lions de l’Atlas ont mis du cœur à l’ouvrage, joué avec leurs tripes, rugis de toutes leurs forces…Pour s’incliner au coup de sifflet final. La pire des défaites.


Belhanda n'a pas été le seul à se prendre la tête...

Lorsque Cristiano Ronaldo surgit pour crucifier Munir de la tête, tout un peuple imagine le pire des scenarii. En l’occurrence, un récital portugais avec pour seul soliste la star du Real Madrid. C’est tout le contraire qui se produit. Plus les minutes passent, plus les âmes marocaines, au stade ou devant leurs écrans, s’emplissent de fierté. Car les hommes d’Hervé Renard refusent de se plier à un destin qui leur promet l’élimination. Admirable.


Les offensives chérifiennes ne manquent pas d’identité et d’esthétique. Elles restent vaines et inefficaces. Pourtant ce sont bien les lions de l’Atlas qui dominent la Seleçao das Quinas. Car aucun des onze acteurs marocains sur le champ de bataille qu’est la pelouse du stade Loujniki cet après-midi, ne parvient à faire trembler les filets adverses. Les portugais, eux, sont cyniques de réalisme.


Seul Cristiano Ronaldo peut apporter quelque chose offensivement. Défensivement Rui Patricio est en état de grâce et réalise quelques arrêts de grande classe. les lusophones ont plié mais jamais rompu.

En revanche, Monsieur Geiger (dont nous ne saluerons pas l’impartialité), arbitre de la rencontre, aura laissé Pepe (l’anti Fuoriclasse par excellence) agir en toute impunité. Deux tirs au but sont oubliés dont une main évidente de l’ancien défenseur du Real Madrid en pleine surface. Élégant.


Le coup de sifflet final voit certains joueurs du Mountakhab s’effondrer en pleurs. Ils savent qu’ils ne passeront pas le tour suivant. D’autres préfèrent parler arbitrage. A juste titre, mais ce n’est pas l’essentiel.

La défaite lorsqu'elle se profile de la sorte est insupportable, alors qu’un dénouement heureux était à leur portée. A notre portée.


De la fierté pendant une bataille de quatre-vingt-dix minutes, à l’amertume de la défaite ensuite. Nous sommes les seuls responsables de nos larmes et de nos maux. Les regrets nous rongent. Des regrets iraniens…


Reste maintenant le dernier baroud d’Honneur face à l’Espagne, l’une des meilleures équipes du monde ; où les hommes d’Hervé Renard donneront tout.


Ensuite, viendra l’heure de faire les comptes.


Dans vingt ans, l’Histoire dira sans doute que le meilleur joueur du monde aura porté son équipe vers la victoire contre une équipe du Maroc, modeste, pour son retour en coupe du monde. De la même manière qu’en 1986 à Guadalajara, une magnifique équipe du Maroc très joueuse a roulé sur le Portugal.


Tandis que, les hommes d’Hervé Renard ont réalisé une prestation remarquable qui aurait mérité meilleur sort, le groupe Lusitanien à joué son dernier match de poule en 1986 après avoir implosé à Saltillo, son camp d’entrainement pendant le mondial. Les joueurs font grève pour s’opposer à leur fédération, (l’équipe de France n’a rien inventé à Knysna) et n’ont qu’une seule envie. Rentrer à la maison.


Mais l’Histoire, est écrite par les vainqueurs.

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